ANNE D'AUTRICHE [Valladolid, 1601 - Paris,... - Lot 5 - SVV Lombrail Teucquam

Lot 5
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ANNE D'AUTRICHE [Valladolid, 1601 - Paris,... - Lot 5 - SVV Lombrail Teucquam
ANNE D'AUTRICHE [Valladolid, 1601 - Paris, 1666], reine de France, femme de Louis XIII, mère de Louis XIV. Lettre signée. Paris, 15 mars 1646 ; 3 pages in-folio. Papier fragile. Très belle lettre dans laquelle la Régente parle de la fin de la guerre de Trente ans, de la direction de l'éducation du Roi qu'elle a confiée à Mazarin et surtout elle insiste sur ce qui a été fait sous sa régence : « Comme après la gloire de Dieu je n'ay rien eu devant les yeux depuis le temps de ma régence que le bien de cet Estat, j'ay aussy continuellement appliqué mon esprit à rechercher les moiens qui pourroient contribuer [...] à affermir les progrès faictz soubz le règne du feu Roy Monseigneur [...] mais encore de les pousser plus avant pour contraindre d'entendre la paix ceux qui s'estoient flattéz de tirer de grands avantages d'une minorité par la continuation de la guerre. Mes soings n'ont pas esté inutiles et il a pleuà la divine bonté de verser tant de bénédictions sur le Règne du Roy Monsieur mon filz qu'il n'a pas suject d'envier les prospérités d'aucun règne, et j'ay cette satisfaction de me veoir à la veille de la paaix que la chrestienté souhaite avec tant de passion [...] » Il lui reste à former l'esprit du jeune roi pour qu'il sache gouverner . Après avoir mûrement réfléchis et après avoir pris « l'avis de mon beau frère le duc d'Orléans mesme a la prière de mon cousin le prince de Condé, j'ay creu ne pouvoir faire mieux que de choisir mon cousin le Cardinal Mazarin pour se charger du soing du gouvernement du Roy et d'adjouster ce nouveau travail à celluy qu'il prend [...] avec tant de succès pour le bien fait de ses affaires, j'ay creu que ce choix était comme enfermé dans l'honneur que le feu Roy Monseigneur luy avoit faict de vouloir qu'il fust son parrain et qu'il m'avoit assez désigné par la que le principal soin de sa conduitte ne pouvoit estre fié à personne qui fut plus obligé de tascher de l'eslever dans les sentiments et les moeurs d'un grand Roy. »
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